(Source : boyirl, via cockkkkkkkk)

P.

J’décide de répondre ici parce que mon nouveau téléphone peut pas stocker toutes mes pensées dans un seul message. J’te l’avoue, hier soir j’étais soûle quand j’ai reçu ton texto. Soûle et triste pour une raison inexplicable, comme elles sont nombreuses celles-ci. J’ai reconnu tes mots juste dans le “J’sais pas j’pense à toi”. Pauline, Pauline… J’suis tellement confuse, ça dégouline, ça s’déverse un peu sur des hanches coupantes, on pose pas ses mains dessus et on colle encore moins son cœur contre l’mien d’cette façon là. Mais toi tu sais si bien l’faire, qu’ça fait même pas chavirer le pauvre navire en papiers sur lequel je suis.  J’écoute Yellow de Coldplay et j’ai encore envie de pleurer comme la première fois, de la même intensité que quand j’suis née. C’est tellement beau quand tu m’écris l’amour comme tu sais si bien l’faire. J’ai l’impression que je retrouve enfin cette lueur, cette lumière qui te crie “N’aie pas peur, je suis là, je suis là quoi qu’il arrive”.  Je m’suis perdue, alors je t’ai un peu perdue en chemin aussi, ça semblerait presque logique, mais je sais pas qui a inventé ce principe que toute chose doit être logique. Quand tu parles de noir, j’me demande si je suis si lumineuse, alors. Si soleil, si, si. J’ai pas envie de dire dans ce message que ça va pas, mais non ça va pas trop. Et tu m’as toute chamboulée Pauline. Parce que quand je pense à toi, j’pense à Agathe, toi et moi dans l’train, ce fameux jeudi matin. Et ta voix dans mon portable qui résonne alors que Théophile est à côté ” Alors, alors, il s’est passé quoi??” et mes pommettes rouges, le cœur qui cogne un peu trop fort. Je cesserai jamais de me répéter, “pourquoi, pourquoi nous?”. Tu trouves pas que ça sent une fin ? Ou juste le milieu d’un poème qu’on veut pas terminé par peur de gaspiller du papiers. J’ai peur et j’aime pas, ça fait mal. Je t’aime ma Pauline. Et tu es où toi, dis-moi ? Où elle est ta vie ?  Je me demande pourquoi aussi, dés que j’arrive ne serait-ce qu’à un peu te toucher, juste du bout des doigts tu t’envoles, tu disparais. Et j’ai la tête prête à exploser, c’est trop nostalgique tout ça, avec les coups d’vent qu’on s’inflige soi-même et le corps qui cogne chaque parois possible. Pourquoi on a pas juste, écarté le bras pour se tenir la main même de l’autre bout du monde ?

Je t’aime.

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